Revue de presse

Album RIVALES :
Sandrine Piau, Véronique Gens, Julien Chauvin, Le Concert de la Loge

Majestueuse Véronique Gens, impétueuse Sandrine Piau

 

L’une avait pour nom Saint-Huberty, l’autre, Dugazon, et elles ont brûlé les planches des théâtres lyriques parisiens de la fin du XVIIIe siècle. Ce programme leur rend hommage en confiant quelques extraits de leur vaste répertoire à deux cantatrices appelées à s’affronter, en solo ou en duo, au fil d’une dizaine de numéros finement agencés. La dualité est de mise dans la succession de ces pages qui figurent une « battle » dans laquelle la majestueuse Véronique Gens fait jeu égal avec l’impétueuse Sandrine Piau. Toutefois, les chanteuses ne sont pas les seules à entrer en concurrence. Passer après le célèbre Monsigny (l’un des pionniers de l’opéra-comique) pour le quasi-inconnu Edelmann, ou avant Gluck (le réformateur de l’opéra) pour le « Bach de Londres » (Jean-Chrétien), n’est pas sans risque, mais tous les compositeurs s’en tirent avec les honneurs grâce à l’engagement dramatique de Julien Chauvin et de son Concert de la Loge. En particulier, André Grétry avec un Aucassin et Nicolette dont le complément de titre – « ou les moeurs du bon vieux temps » – aurait pu prolonger l’enseigne de ces séduisantes Rivales.

 

Pierre Gervasoni, Le Monde, 22/04/2022

https://www.lemonde.fr/culture/article/2022/04/22/selection-albums-veronique-gens-et-sandrine-piau-mozart-the-gil-evans-orchestra-kurt-vile-fontaines-d-c-jon-balke-siwan_6123288_3246.html

Véronique Gens et Sandrine Piau, flamboyantes Rivales en récital au TCE

"Deux Dames du chant français accompagnées par Le Concert de la Loge de Julien Chauvin marquent au Théâtre des Champs-Élysées la sortie de leur album "Rivales" ...

"... Sandrine Piau déploie ici son soprano radieux et léger avec une suavité et une douceur constantes. Déroulant les vocalises hardies avec une facilité confondante, elle laisse éclater sa quinte aiguë avec finesse et précision ..."

"... Véronique Gens donne libre cours à la majesté de sa tessiture et à la largeur de son médium sans bouder son plaisir. Ses facilités évidentes de tragédienne saisissent l’auditoire par un simple regard ou un geste du bras ..."

"...Conquis par le métier de ces deux ambassadrices du chant français et par la vivacité des instrumentistes, c’est une franche ovation qui vient clôturer la soirée."

Philippe Scagni, Ôlyrix, 17/04/2022

https://www.olyrix.com/articles/production/5633/veronique-gens-sandrine-piau-soprano-le-concert-de-la-loge-julien-chauvin-violon-direction-theatre-des-champs-elysees-15-avril-2022-article-critique-compte-rendu-concert-recital-musique-classique-lyrique

Véronique Gens et Sandrine Piau – Rivales impériales au Théâtre des Champs-Élysées

"... Voix puissante, timbre unique, au sommet d’un art consommé, Véronique Gens nous bouleversait dès l’extrait du Renaud de Sachini (1782)..."

"... Sandrine Piau n’était pas en reste, incandescente en invoquant la « Divinité tutélaire » de Loiseau de Persuis ... moment suspendu magique, soutenu par un tapis orchestral de velours et une ligne de hautbois déchirante...."

"... Et puis il y a l’orchestre du Concert de la Loge, à l’homogénéité désormais légendaire, avec une virtuosité impressionnante, un bonheur du rebond et un engagement total..."

"... Un festival, un feu d’artifice, pour un concert vraiment pas comme les autres, entre deux époques. Heureusement, le disque est là pour retrouver et faire durer un plaisir sans partage..."

Marc Dumont, Première Loge, 17/04/2022

https://www.premiereloge-opera.com/article/compte-rendu/concert/2022/04/17/veronique-gens-et-sandrine-piau-rivales-imperiales-au-theatre-des-champs-elysees-le-concert-de-la-loge-julien-chauvin-cherubini-gossec-sacchin-loiseau-de-persuis-edelmann-j-c-bach-gluck-haydn-retr/?fbclid=IwAR1HBTzeOshkZ8d7SzjLk0gV3FhacOmMAGVI38fyXADIHGn8BQDgJtlzwVI

Véronique Gens et Sandrine Piau : rivales, mais copines

Dans un concert destiné à évoquer les splendeurs vocales de deux grandes cantatrices de la fin du XVIIIᵉ siècle, Véronique Gens et Sandrine Piau nous font part de splendides découvertes musicales. Belle manière également de clore la résidence messine de Julien Chauvin et du Concert de la Loge.

"... On ne pouvait faire meilleur choix, pour ce programme destiné à rendre hommage à deux monstres sacrés de l’histoire de l’opéra français, que de faire appel à Sandrine Piau et Véronique Gens, deux interprètes dont le dévouement au service de l’opéra baroque français n’est plus à prouver. Le soprano ductile, fluide et aérien de Sandrine Piau, au timbre si délicatement irisé, semble idéal pour les rôles de la Dugazon. De Véronique Gens, soprano velouté bien installé dans le grave, et qui se prête de mieux en mieux aux grands emportements dramatiques, on apprécie comme d’habitude la noblesse des phrasés ainsi que la perfection de la diction..."

"... La direction énergique de Julien Chauvin donne tout l’élan nécessaire à nombre de pages pré ou post révolutionnaires..."

Pierre Degott, ResMusica, 13/04/2022

https://www.resmusica.com/2022/04/13/veronique-gens-et-sandrine-piau-rivales-mais-copines/

Véronique Gens et Sandrine Piau, rivales le temps d'un album

Pour incarner les dames Dugazon et Saint-Huberty, Alpha a réuni deux des plus grandes et des plus attachantes sopranos françaises, Véronique Gens et Sandrine Piau.

Elles furent les plus illustres cantatrices du règne de Louis XVI, deux "rivales" qui trustèrent les premiers rôles dans leur théâtre respectif. Madame Dugazon, soprano délicat et intimiste, fera le bonheur de Grétry et Dalayrac, tandis que Madame Saint-Huberty, mezzo corsé et expressif, séduira Gluck et Piccinni.

Pour incarner ces célébrités du passé dans un programme d’airs en solo ou en duo conçu par Benoît Dratwicki – qui signe un livret savoureux et documenté sur ces dames plutôt libérées –, Alpha a réuni deux des plus grandes et des plus attachantes sopranos françaises, Véronique Gens et Sandrine Piau. Aucune rivalité entre elles d’ailleurs, mais une franche connivence qui date de leurs débuts communs chez Christie dans une autre vie. Le choix est d’autant plus judicieux que leurs sopranos – aérien et lumineux chez Sandrine, d’un velouté tout en relief chez Véronique – offrent la palette de timbres idéale pour ce répertoire fin XVIIIe un peu oublié.

L’occasion de quelques belles découvertes, accompagnées par Julien Chauvin et son excellent ensemble Le Concert de la Loge, dont l’énergie communicative et colorée contribue à l’évidente réussite de cet enregistrement peu banal.

Stéphane Renard, L'Echo, 16/04/2022

https://www.lecho.be/culture/musique/veronique-gens-et-sandrine-piau-rivales-le-temps-d-un-album/10381134.html

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VÉRONIQUE GENS und SANDRINE PIAU singen Arien und Duette

Brillante Primadonnenrangeleien – die französischen Diven Véronique Gens und Sandrine Piau auf den Spuren von Madame Saint Huberty und Madame Dugazon.

Duo Recitals für Sopranistinnen sind rar: Im besonderen Fall von „Rivales“ muss schon auf das 1980 erschienene DECCA-Album von Renata Scotto und Mirella Freni zurückgegangen werden, um eine genauso aufregende und dramatisch explosive CD zu hören, wie diejenige, die die beiden wohl zugkräftigsten und charismatischsten französischen Sopranstars der Gegenwart mit „Rivales“ vorgelegt haben.

Julien Chauvin, der vielleicht aktuell beste französische Dirigent Alter Musik und sein Ensemble Le Concert de la Loge, haben in den Partituren von Grétry, Monsigny, Gluck, J.C. Bach, de Persuis, Dalayrac, Sacchini, Edelmann und Cherubini gewühlt und sind fündig geworden. Unter den elf Nummern der CD finden sich laut Booklet acht Weltersteinspielungen. Nur von Glucks „Le Clemenza die Tito“ und „Alceste“ sowie Sacchinis „Renaud“ (letztere in der Edition Singulares, Stiftung Bru Zane erschienen) gäbe es bereits Aufnahmen. Das ist nicht richtig: Das Label cpo hat 2002 bereits die Oper „“La Clemenza di Scipione“ von Johann Christian Bach herausgebracht (Duett auf der CD „Rivales“ Track 3)

Und natürlich ist die Kombination der beiden am Höhepunkt ihrer Möglichkeiten stehenden Gesangskünstlerinnen Veronique Gens und Sandrine Piau ein Glücksfall. Die Stimmen sind zwar von Farbenpalette, Timbre und dramatischer Kraft wahrscheinlich weitaus ähnlicher als es die der Saint-Huberty und die Dugazon gewesen sein müssen. Aber was die beiden französischen Primadonnen in all den dramatischen und melancholischen Szenen um verlassene, unglückliche Frauenfiguren nahe dem Tode, flehentlich höhere Mächte beschwörend oder heftig dagegen aufbegehrend, an stimmlicher Kraft, Schönheit und Ausdruck entwickeln, ist schlichtweg sensationell. Genau so überraschend gut und in ihrer naturbeschwörenden Hochdramatik einprägsam ist die hier erstmals zu hörende Musik von Monsigny, Edelmann, de Persuis & Co.

Das Album beginnt mit einer heftiges Gewitter, den Aufruhr der Elemente samt furchterregenden Blitzen dramatisch lautmalenden Orchestereinleitung. Pierre-Alexandre Monsigny Arie „Où suis-je“ aus der Oper “La Belle Arsène“ kann es mit den besten Koloraturfurienvehikel ihrer Art (Mozarts Elettra etc.) aufnehmen. Die arme Arsène eilt einsam durch die nächtlich dunkle Nacht, von Blitzen verfolgt. Aline hat sie verlassen, orientierungslos in der wilden Natur sieht sie Monster und schreit um Hilfe.

Nicht weniger eindrucksvoll ist Jean-Frédéric Edelmanns Sene „Mais, Thésée est absent“ aus der Oper „Ariane dans l’Île désert“, deren berauschende Expressivität auch für eine Maria Callas ein dankbares Vehikel abgegeben hätte. Die von Theseus verlassene Ariadne sieht sich plötzlich schutzlos der unwirtlichen felsigen Natur auf der Insel Naxos ausgesetzt. Sie will den Treulosen zurückhaben, er möge ihr doch die Angst nehmen. Erst als sie versteht, dass der Abschied endgültig ist, dreht sich ihr Flehen in furiose Wut. Der Schuft soll doch in der Hölle braten, die hitzigen Schlangen mögen sein perfides Herz verschlingen.

Als drittes sei das Duett „Me infelice! Che intendo?“aus der Oper „La Clemenza di Scipione“ von Johann Christian Bach erwähnt. Wenn sich Arsinda und Luceio zu Ende des Duetts zu einem koloraturglitzernden  Miteinander aufschwingen, wähnt sich der Hörer in einer Vorversion von Bellinis „Norma“. Der musikalischen Kostbarkeiten ist damit aber kein Ende: Der große Auftritt des Sesto „Se mai senti“ aus Christoph Willibald Glucks „La Clemenza die Tito“, einer über 10-minütige da capo Arie, ist ein empfindsames Kammerstück, wie für Sandrine Piau erfunden. Und wenn Véronique Gens mit der großen Arie der Alceste „Divinités du Stix“ aus Glucks gleichnamiger Oper im dunkel umflorten Tragödienton die Götter der Unterwelt adressiert, so ist das ganz große Oper und Musikglück pur. Aus Louis-Luc Loiseau de Persuis‘ Oper „Fanny Morna“ hören wir die Arie „Ô divinité tutélaire“. Sie startet mit einem bewegten Melodram. Die Geschichte ist herzzerreißend und der menschliche Betrug gigantisch: Paulines Gatte Edmond liegt in Ketten, weit weg. Der üble Patron hat vor vielen Jahren die ältere Fanny geheiratet. Der jüngere Edmond verlässt sie, als er ihrer überdrüssig wird. Vier Jahre später heiratet er Pauline. Als die einsam lebende Fanny davon erfährt, wendet sie sich an einen Minister, der zufällig Edmonds Vater ist. Der wiederum weiß, was zu tun ist. Recht geht hier einmal vor Familie. In der Arie fleht Pauline die Götter an, trotz allem das Band der Liebe nicht aufzulösen.

Weitere aufwühlend schöne Musik ist mit der Arie der Rosette „Dès notre enfance unis tous deux“ aus André-Ernest-Modeste Grétrys Oper „L’Embarras des Richesses“, in den Duetten „Un moment à l’autel“ aus Luigi Cherubinis „Démophon“ sowie „Ciel protecteur des malheureux“ aus Nicolas Dalayracs „Camille ou le souterrain“, „Barbare amour, tyran des coeurs“ aus Antonio Sacchinis „Renaud“ und „Cher objet de ma pensée“ aus Grétrys „Aucassin et Nicolette“ zu entdecken.

Das i-Tüpfelchen dieses exzeptionellen Albums ist – ich kann es nicht oft genug betonen – das naturgewaltige und sogar in den elegischen Momenten spannungsvolle Dirigat des Julien Chauvin, der diese französischen Opernjuwelen diamantenklar zum Funkeln bringt, ohne alle raffinierten Details der kunstvollen Instrumentierung aus den Augen zu verlieren. Stupend!

Dr. Ingobert Waltenberger, Online Merker, 26/03/2022

https://onlinemerker.com/cd-rivales-veronique-gens-und-sandrine-piau-singen-arien-und-duette-von-monsigny-edelmann-j-c-bach-gluck-de-persuis-gretry-cherubini-sacchini-und-dalayrac-alpha/

Enchantresses :
Sandrine Piau, Jérôme Correas, Les Paladins

Sandrine Piau, le chant du corps

«... À l'entendre jouer encore, trente ans après ses débuts dans le baroque, les séductrices et les enchanteresses sur son dernier disque, se jouer de l'éternelle jeunesse d'une voix toujours aussi hypnotique, enchaînant les personnages haendéliens avec une présence théâtrale bluffante de naturelle, on en viendrait effectivement à croire qu'elle a trouvé, avec sa voix, le meilleur des élixirs de jouvence! De Lotario ou Lucrezia, aux tubes que sont Giulio Cesare, Rinaldo ou encore Alcina, en passant par Amadis de Gaule, Sandrine Piau promène de fait son aisance et son indéniable familiarité avec l'œuvre et le théâtre du «Caro Sassone» d'air en air. Multipliant les effets de contraste saisissants, comme dans le célèbre «Piangero la sorte mia» de Giulio Cesare, où ses talents de tragédienne font merveille.

Autre pépite de ce disque gravé à quelques jours du second confinement, à la rentrée 2020, le vibrant «Ah! Mio cor!» d'Alcina, aux accents torturés et aux attaques acérées comme des lames de couteau, est un véritable moment d'anthologie, où se révèle la plénitude charnelle du timbre de Sandrine Piau, ici magnifiquement soutenue (comme d'un bout à l'autre du disque) par l'orchestre virtuose et théâtral de Jérôme Correas. Un récital envoûtant, aux allures de galerie de portraits de magiciennes dont «les ailes du désir auront brûlé trop vite (...)» et «qui, à l'instar d'Icare, sont tombées de leur piédestal dans la pleine irrévérence de leur envol», écrit poétiquement la chanteuse en préambule au livret de ce disque retour aux sources...

Marie-Aude Roux, Le Monde, 16/01/2022

https://www.lemonde.fr/culture/article/2022/01/16/musique-sandrine-piau-le-chant-du-corps_6109734_3246.html

Sandrine Piau shows why she is the queen of Handel sopranos

 

"...Another week, another album of Handel arias. Even with the musical riches known to exist in Handel’s operas, a dedicated album collector may be permitted a little yawn. However, there are two words on the cover of this Alpha Classics release that should make it impossible to shrug this one away. They are “Sandrine Piau”.

After making her early reputation 30 years ago in baroque repertoire, this vibrant French soprano has since proved her worth singing Offenbach, Britten, Strauss — anything she fancies. Yet in this album, recorded in 2020 in a break between lockdowns, she joyfully returns to the early 18th century, yoking her still youthful, agile, dramatically piercing voice to the volatile cries of some of Handel’s most bewitching female characters.

Queens, sorceresses, duetting sirens, the raped Lucrezia: they’re quite a bunch, each delineated with multiple colours and emotions and a natural way with decorative flourishes. For all her voice’s leaps and twiddles, Piau never gives you the impression of a singer simply showing off.

The highlight? It has to be Ah, mio cor from Alcina, a wonderful 12-minute wallow from the opera’s man-crazy sorceress, heartfelt in every cadence whether Handel’s heroine is on the rampage or cursing her bad luck in love. Throughout the tracks, Jérôme Correas and his ensemble Les Paladins provide the sturdiest and sharpest orchestral support. This album is such a pleasure.

Geoff Brown, The Times, 19/01/2022

https://www.thetimes.co.uk/article/sandrine-piau-enchantresses-review-bszt5qjm7

Bezaubernde Zauberinnen

 

Zauberinnen, Königinnen und Sirenen aus Händel-Opern stellt Sandrine Piau auf ihrer neuesten CD vor. Mit zum Teil atemberaubenden Koloraturen, aber anderswo auch mit lyrischer Sanftheit und langen, schön geformten Phrasen weiß die Sängerin Emotionen und Stimmungen perfekt in Szene zu setzen. Kraft und Mezza voce sind gleichermaßen hervorragend im Einsatz. Die vibratoarme, wendige und agile Stimme hat herrlich warme Höhen und eine satte Tiefe. Sie kann glaubwürdig in Rage geraten, herzzerreißenden Schmerz formulieren und mit zurückhaltender Trauer bewegen, und das alles in durchaus persönlichen Interpretationen, wie die Aria Lascia ch’io pianga eindrücklich zeigt.

Ihre Interpretationen haben immer jenes gewisse Etwas, das anspricht, das den Funken überspringen lässt und jeden feinfühligen Zuhörer in den Bann ziehen wird. Das Ensemble Les Paladins begleitet unter Jérôme Corréas’ Leitung mehr als nur aufmerksam. Eine vorzügliche, bezaubernde Leistung!

Rémy Franck, Pizzicato, 07/01/2022

https://www.pizzicato.lu/bezaubernde-zauberinnen/

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Sandrine Piau: agilité et passion

Harpiste de formation, Sandrine Piau s’est tournée vers le chant au Conservatoire de Paris. Elle rencontrera ensuite William Christie qui lui ouvrira les portes de la musique baroque. Depuis, elle en est devenue l’une des interprètes centrales et s’est illustrée dans de nombreux rôles, notamment Cléopâtre (Giulio Cesare) ou Morgana (Alcina) à l’Opéra de Paris. Des « femmes puissantes, souvent meurtries » dont elle offre un portrait dans Enchantresses. Un album où elle retrouve Haendel, son compositeur fétiche, et Jérôme Corréas (avec ses Paladins), son complice de longue date.

Avec agilité et passion, la soprano française transcende ces femmes puissantes et apporte des découvertes. L’amplitude de son chant impressionne dès l’ouverture du disque. Elle fait aussi merveille dans des pièces douces mais non moins flamboyantes. Un disque équilibré où ressort l’émotion de Haendel, à l’image de la palette qu’elle offre dans le récitatif E pur cosi, puis dans Piangerò la sorte mia.

Gaëlle Moury, Le Soir, 24/01/2022

https://www.lesoir.be/419922/article/2022-01-24/sandrine-piau-agilite-et-passion

Handel's power woman : Sandrine Piau soars on Enchantresses

 

“My ghost will haunt the tyrant”, blasts the mighty Cleopatra, exploding with anger and grief in Piangerò la sorte mia, one of her spectacular arias in Giulio Cesare in Egitto. It’s one of the many highlights in Handel: Enchantresses (Alpha Classics), the fourth joint venture between the crystalline-voiced French soprano Sandrine Piau and Jérôme Correas, director and harpsichordist, and his baroque group Les Paladins. Handel’s “enchantresses” include queens as well as sirens and sorceresses: Melissa (Amadigi), Almirena (Rinaldo), Alcina and Morgana (Alcina) are all here, their vocal fireworks and heartfelt outpourings interspersed with movements from Handel’s Concerto Grosso in G minor, Op 6 No 6, and the A minor, Op 6 No 4.

The crown for aria of unmatched genius – each is a contender – goes to Alcina’s Ah! mio cor! With its sobbing inner parts, bass line sinking and throbbing, voice making leaps of anguish, this emotional marathon (nearly 12 minutes) is a turning point in the opera. The sorceress of the title at last learns what it is to feel love. Sizzling performances from all.

Fiona Maddocks, The Guardian, 22/01/22

https://www.theguardian.com/music/2022/jan/22/nycgb-young-composers-scheme-vol-3-review-national-youth-choir-great-britain-handel-enchantresses-sandrine-piau-les-paladins-correas

Sandrine Piau, David Kadouch, Wigmore Hall : the joy is in the detail

Superb pianist and programme-builder in perfect partnership with the great soprano

"Piau brought inflection, waiting, layers of meaning to Baudelaire"

“It mustn’t be a surface thing. You have to put in the work,” Janet Baker once said. Sandrine Piau’s Wigmore recital of German song followed by French song was the perfect demonstration of that credo in action.

Whereas Piau described the repertoire, almost nonchalantly before performing their encore – Debussy’s “Beau Soir” – as a “new programme from David Kadouch”, there was no disguising the level of careful preparation and forethought which both singer and pianist had put into every nuance. The poetry and the music could be savoured and enjoyed completely; the results were overwhelmingly convincing.

Sebastian Scotney, theartsdesk, 18/01/2022

https://theartsdesk.com/node/87595/view

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Sandrine Piau and David Kadouch, Wigmore Hall, review: An enchanted hour

Fiery perfection and an airborne quality makes the performance of Baroque music Piau’s alone

Few singers collect devotees the way Sandrine Piau does. Ask why they are prepared to travel hundreds of miles to hear this French soprano, and you’ll probably be given three reasons.

The fiery perfection of her sound, her bad-girl elfin presence, and a certain air of elusiveness fed by the fact that at one point in her career she was as likely to cancel an engagement as she was to perform.

And as she once told me, her route to stardom was anything but orthodox.

Haut du formulaire

Bas du formulaire“When I was four,” she recalled, “I saw Disney’s The Aristocats, in which a cat played the harp like a princess, and it seemed to me a very romantic thing to do. So I pestered my parents to give me a harp, and accordingly became a harpist.”

When she was 20, and practising six hours a day at the Conservatoire de Paris, she met a flautist who said that, as she was always singing, she should say hello to the conductor working in the next room, who just happened to be the high priest of Baroque performance, William Christie.

“So I decided to do a course with him on 18th century music – not serious singing, just a piece of exploration.”

One thing led to another, Christie steered her towards Handel, and the harp was forgotten. The airborne quality she now brings to the performance of Baroque music is hers alone.

Her programme with pianist David Kadouch at the Wigmore Hall was typically searching in its connexions and contrasts, and in its rootedness in literature.

It’s unusual to juxtapose Robert Schumann’s version of ‘Kennst du das Land’ – based on Johann Wolfgang von Goethe’s decorously tormented protagonist in his coming-of-age novel Wilhelm Meisters Lehrjahre – with Schubert’s better-known version, and Piau delicately brought out the difference: Schubert’s emotionally restrained classicism set against Schumann’s heart-on-sleeve treatment 30 years later.

In this, plus two more of Schubert’s Goethe settings, Piau cast a spell which she then dissipated with three passionate songs by Clara Schumann, romantic ardour now in full flood, Kadouch’s refined accompaniments pointing the way in every bar.

As Susan Youens observed in her programme note, it’s sad that Clara should have accepted her subservient female role, and limited her output, rather than striking out as a potential equal to her husband Robert.

Baudelaire’s poetry underpinned most of the rest of the programme, first with Duparc’s charming setting of ‘La vie antérieure’ (‘The previous life’), then with that great poem ‘L’invitation au voyage’.

Piau rounded things off with Debussy and some rarely performed songs by Lili Boulanger. An enchanted hour.

Michael Church, inews.co, 18/01/2022

https://inews.co.uk/culture/sandrine-piau-and-david-kadouch-wigmore-hall-review-an-enchanted-hour-1408874